La réincarnation, un débat controversé
La réincarnation (dans le bouddhisme
et l’hindouisme)
(Extrait de "La fugitive de Battambang" - p184)
(Source photo : Cambodge Soir - chroniques sociales d'un pays au quotidien, sous la direction de Grégoire Rochigneux, IRASEC, Bangkok, 2005, ISBN 2-916063-005-5)
Dans "La Fugitive de Battambang", la réincarnation occupe une place essentielle. Dès les premières pages, Kunthea, âgée de 9 ans, affirme avoir des souvenirs de sa précédente existence. D’après les experts, la plupart des enfants possédant ces souvenirs ont généralement entre 2 et 7 ans. Cependant, si vous avez parcouru mes autres articles sur ce blog, vous savez déjà que l’inspiration du roman s’appuie sur des faits réels issus d’un article paru dans l’ancien journal francophone "Cambodge Soir" du 26 novembre 1999. Cet article racontait l’histoire d’une fillette de 9 ans, vivant près de Battambang, qui se disait être la réincarnation de la princesse Botum Bopha (fille du roi Norodom Sihanouk) — que j'ai nommée volontairement "Sisanmoni" — et qui a été assassinée par les Khmers rouges en 1976 (en 1975 dans le roman). À partir de ce témoignage a été imaginé "La Fugitive de Battambang".
Soyez tranquilles : cet
article ne contient aucun spoiler sur l’intrigue ; il ne présente que des
concepts, idées et expressions évoqués dans l’ouvrage.
Je vais expliquer ici une croyance
qui s’étend bien au-delà de l’Orient. Néanmoins, afin d’offrir des repères
familiers aux (futurs) lecteurs de « La fugitive de Battambang », je
me concentrerai surtout sur l’Asie du Sud ainsi que l’Asie du Sud-Est.
Nous cherchons tous à comprendre ce qui se passe après la mort, n’est-ce pas ? L’idée de mourir peut susciter chez nous une forme de rébellion. C’est là que le concept de réincarnation intervient pour apporter un certain réconfort. Parfois, on pense que la réincarnation est liée à l’idée d’une âme qui habite un nouveau corps. On considère alors que l’âme demeure tandis que le corps ne fait que passer. Ainsi, lorsqu’on abandonne un corps, il devient possible d'en rejoindre un autre. L’immortalité de l’âme et le caractère éphémère du corps constituent sans doute une première vision de la réincarnation.
La question de savoir si le
souvenir d’une vie antérieure constitue une preuve de la réincarnation est
complexe. Les souvenirs de vies antérieures peuvent apparaître spontanément,
notamment chez des enfants, ou lors d’expériences de mort imminente relatées
par des personnes ayant survécu à ces situations. Lorsque les déclarations
manquent de précision, il demeure difficile d’établir des conclusions.
Cependant, dans certains cas, des éléments tels que les noms de membres de la
famille, les circonstances de la mort, ou la reconnaissance de lieux et
d'objets ont été vérifiés. Ces observations invitent à examiner attentivement
la possibilité qu’un individu ait vécu ailleurs avant sa naissance.
Voici une première définition¹ de la "réincarnation" :
" La
réincarnation (retour dans la chair) désigne un processus de survivance
après la mort par lequel un certain principe immatériel et individuel
(« âme », « substance vitale », « conscience individuelle », « énergie », voire
« esprit ») s'incarnerait à nouveau dans un autre corps (humain,
animal ou végétal, selon les théories) ou successivement dans plusieurs, afin
de poursuivre son évolution spirituelle".
En voici une autre² :
"Ré-in-carnation : “carn”,
c’est la chair. L’idée consiste en ce qu’il y ait une âme, un corps et l’âme
pénètre dans le corps. Dans le bouddhisme, on n’utilise pas le mot
réincarnation mais le mot renaissance, parce que la notion de réincarnation implique
l’existence d’une âme immortelle qui entre et sort du corps et entre à nouveau
dans un autre corps. Il n’existe rien de tel que cette âme immortelle qui sort
d’un corps pour entrer dans un autre."
Pour en savoir plus sur la
réincarnation dans le bouddhisme¹ :
"Bien
que l'expression « réincarnation » figure dans certaines traductions et soit
devenue populaire en Occident avec les tulkus du bouddhisme tibétain, le terme
le plus employé est celui de « re-naissance ». Il y a bien, en effet, une
continuité - la mort ne signifie pas que le conditionnement cesse. Le samsâra forme
ainsi un cycle de vies qui s'enchaînent et se succèdent, l'une après l'autre,
selon la loi de la coproduction conditionnée. La souffrance (dhukka) se
perpétue ainsi de vie en vie même si, relève Buddhaghosa, chaque vie ne dure,
en réalité, qu'un seul instant.
Quelle que soit l'interprétation de
la « re-naissance », le bouddhisme ne l'enseigne que dans un
but : aider le pratiquant à mettre un terme à la souffrance (dukkha).
Gautama Bouddha n'analyse pas la seule insatisfaction; il enseigne les quatre
nobles vérités, présentant l'origine de l'insatisfaction, sa cessation et la
voie conduisant à cette cessation. La re-naissance sous forme d'être humain
(qualifiée de « précieuse » dans les textes, car seule capable de mener à
l'Inconditionné, mais en même temps peu probable) se présente alors comme une
belle occasion de sortir du cycle des existences, là où les basses existences
ne le permettent pas et où les dieux ne sont pas conscients de la
souffrance.
***
Le psychiatre américano-canadien
Ian Stevenson s'est consacré à l'étude et à l'analyse de cas suggérant la
réincarnation, sans pour autant en apporter une preuve définitive selon ses
propres critères. Il a fait de cette recherche d’indices sa spécialité et a
traversé le globe pour recueillir et étudier les témoignages de parents, mais
surtout d’enfants. Le premier ouvrage, publié sous le titre "20 cas
suggérant le phénomène de la réincarnation" sert de référence. La première
édition américaine date de 1966. Stevenson aurait parcouru près d’un million de
kilomètres pour réunir plusieurs milliers de dossiers. Ses recherches portent
principalement sur de jeunes enfants potentiellement capables de se souvenir
d'une vie antérieure, dont un certain nombre impliquant des enfants déclarant
avoir des souvenirs d'une existence passée et présentant une anomalie
congénitale, que Stevenson estime corrélée à des blessures survenues chez des
personnes décédées. Toutefois, ces études sont majoritairement rejetées
par la communauté scientifique en raison de leur fondement sur des
témoignages, et du fait que Stevenson aurait pu être induit en erreur par
certaines familles. Par ailleurs, il est possible que les souvenirs
d'un individu soient totalement ou partiellement effacés, celui-ci pouvant
alors redécouvrir ce qu'il avait oublié, parfois depuis sa naissance, et ainsi
vivre une nouvelle « vie ».
Ci-dessous, voici plusieurs
extraits du passionnant essai, paru en 2012, de l'anthropologue Steven
Prigent, enseignant à l'université de Bordeaux et qui relate des
témoignages au Cambodge :
"Ces enfants qui se
souviennent de leur vie antérieure" :
« Une mère de famille confiait
ainsi qu’elle avait marqué le corps de sa vieille tante qui lui était
chère, afin d’identifier son éventuel retour dans l’entourage, pour savoir
« chez qui » elle allait renaître. Il y a donc dans cette pratique une
façon de tracer les itinéraires de renaissance. Cette pratique de soin
signifie clairement à l’agonisant qu’il va mourir (marquer son corps
revient à imprimer le sceau de la mort), mais lui permet aussi de se
projeter dans son existence future (la marque n’ayant de sens que dans le
cadre d’une renaissance). Elle porterait donc le message suivant : « Tu
vas mourir, mais je te reconnaîtrai (je ne t’oublierai pas] ».
« Mais on retiendra
principalement que tout nouveau-né qui porte une marque de naissance
(khnau), une tâche (t.am), une cicatrice (snam) à l’endroit où a été
marqué un défunt, pourra être considéré comme porteur de son identité : «
On voit une marque, qu’on appelle aussi une trace […], celui qui est mort
est venu attraper la vie », explique une femme mariée du village. Ce
principe de marquage du corps atteste d’une certaine forme de
permanence de la matérialité charnelle du défunt et autorise donc, de ce
point de vue, l’usage du terme « réincarnation ». Néanmoins, le retour
d’un défunt peut parfois être déduit non pas à partir d’une marque
physique, mais à partir du comportement de l’enfant, comme nous allons le
voir.»
« Ra finit cependant par
oublier sa vie antérieure, sa mère lui ayant donné à manger des œufs de
poule non fécondés.»
« Cette capacité à se souvenir
de sa vie antérieure est néanmoins marquée d’une ambiguïté, puisqu’elle
doit être provisoire. L’enfant doit oublier sa vie antérieure, et on lui
donne à manger des œufs non fécondés à cet effet. Cela pour plusieurs
raisons : il peut préférer sa famille antérieure ; il peut en tomber
malade et en mourir ; il peut faire peser une menace funeste sur un membre
de son entourage, éprouver de la rancune (ka-r gam. nam.) et revenir pour
se venger (san.si.k). Cela serait notamment valable en cas de meurtre.»
« Lorsqu’un enfant du village
se souvient de sa vie antérieure, il y a donc le risque de le perdre, ou
de perdre un proche. Ce phénomène est inquiétant, car il fait peser une
menace sur un lien de filiation ou d’affinité. On peut supposer que ces
récits introduisent une confusion dans l’ordre générationnel, et appellent
ainsi à se montrer vigilant. Ces représentations culturelles, quand elles
se manifestent dans la vie familiale, traduiraient donc une « dissonance
inquiétante ». On observe par ailleurs que dans toutes ces histoires, il
est question de mort prématurée (accident de la route, maladie à l’âge
jeune, meurtre, noyade). Autrement dit, celui qui revient a vécu une «
malemort ». Performer la mémoire d’un défunt, donc, mais plus
exactement d’une personne morte prématurément. Cette relation entre la
malemort et ce type de renaissances mériterait d’être mieux étudiée, et
l’on se demandera si cette « littérature » n’a pas permis à de nombreuses
personnes, dont un proche avait été assassiné sous les Khmers rouges, de
faire face à cette expérience de deuil particulièrement douloureuse. Y
a-t-il eu une hausse significative du nombre d’enfants qui se souvenaient
de leur vie antérieure au début des années 1980 ? »
« Mais encore, on peut
considérer qu’entre le moment où l’enfant se souvient de sa vie antérieure
et celui où il l’oublie, une temporalité spécifique s’ouvre pour lui et
son entourage. Comment cette temporalité serait-elle exploitée ? »
« Nombreux sont ainsi les
récits d’enfants qui renaissent dans la famille, dans le voisinage ou
encore dans une famille géographiquement éloignée mais à laquelle on est
lié. Choulean Ang remarquait déjà cette tendance à renaître dans l’espace
social de la communauté d’origine, parfois même dans le réseau de parenté. Pour Soizick Crochet, ce retour a lieu selon un schéma
indifférencié au sens large, c’est-à-dire qu’il peut s’effectuer dans le
lignage de la mère ou du père, mais aussi dans une famille qui lui est
totalement étrangère Dans la société khmère, les enfants qui
se souviennent de leur vie antérieure ne sont pas des ancêtres, ils sont
des défunts morts prématurément. C’est pourquoi il semble prudent, au
sujet de la société khmère, de ne pas réduire cette ethnothéorie de la
renaissance à l’influence indienne du brahmanisme puis du bouddhisme, en
attendant de procéder à un travail comparatif à l’échelle de la péninsule
indochinoise. Il ne faudrait pas confondre cette ethnothéorie de la renaissance
avec le Samsara, et la représentation d’une capacité enfantine à se
souvenir de sa vie antérieure pourrait s’étayer sur un terrain plus «
autochtone ». Il resterait toutefois à définir la singularité historique
de la théorie khmère de la renaissance, en deçà des analogies ici
établies, et je conviens qu’un travail comparatif plus subtil et
diachronique à la seule échelle de l’Asie du Sud-Est continentale reste à
effectuer. Mais mon intention se limite ici à souligner des
analogies relatives à la renaissance, théorie qui à Thnaot Chum
s’affranchit dans une certaine mesure de la question de l’indianisation –
force est de le constater.»
« Cette discussion pourrait
être prolongée au sujet de cette tendance, dans le monde de la recherche
spécialisée sur le Cambodge, à souligner l’importance du karma de l’enfant
dans la compréhension des pratiques cation d’une permissivité
parentale vis-à-vis de l’enfant, en référence au karma. »
Influence du contexte culturel
Ces situations peuvent recevoir une
première interprétation à travers l'environnement culturel dans lequel elles
s'inscrivent.
Pour revenir au Dr Stevenson,
celui-ci a reconnu que les pays ayant le plus de cas étaient souvent ceux où la
croyance en la réincarnation est courante. Si cette croyance encourage ou
génère ces phénomènes, cela pourrait soulever des questions sur la fiabilité
des observations. Un enquêteur indien spécialisé dans la parapsychologie et
l’étude des vies antérieures a mentionné des recherches similaires et tire la
conclusion suivante :
« Il est déconcertant
d’apprendre que sur 300 cas de souvenirs de vie antérieure, plus de 100
viennent d’Inde. Pouvons-nous ignorer une prédisposition culturelle pour
interpréter ces faits selon un modèle mythique ? (…) Une prétendue loi
universelle de renaissance tellement conditionnée par des facteurs purement
régionaux est suspecte ».
Déplorant le manque de cas observés
en Europe, un défenseur français de la croyance en la réincarnation, Siémons,
écrit : « On en trouve, il est vrai, et peut-être en trouvera-t-on de plus en
plus… à mesure que se répandra la croyance en la réincarnation en Occident. »
S’il faut attendre qu’une civilisation croie à la réincarnation pour découvrir des souvenirs spontanés, n’est-ce pas que ce phénomène reflète davantage un environnement culturel qu’une réalité universelle ?
Donc, la réincarnation tient son
origine en Asie et plus particulièrement en Inde. On relèvera l’importance de
la doctrine du « Karma » élément essentiel de cette croyance.
Et pour finir, je partage la
définition¹ du SAMSARA (le
courant de renaissances successives) :
Le saṃsāra (संसार,
IAST : saṃsāra, signifiant « ensemble de ce qui circule », d'où «
transmigration » ; 輪回 / 轮回,
lúnhuí ; tibétain : འཁོར་བ།,
Wylie : khor ba, THL : Khorwa ; japonais : 輪廻りんね, rinne) signifie « transition » mais aussi «
transmigration », « courant des renaissances successives ».
Ce concept n'existe pas dans les
Vedas mais provient des Upanishad, des écrits post-védiques. Il est
utilisé dans différentes branches de l'hindouisme, ainsi que le jaïnisme, le
bouddhisme et le sikhisme pour parler du cycle des existences successives et du
conditionnement dû au karma.
Dans l'hindouisme
Dans l'hindouisme, saṃsāra est
souvent utilisé pour parler du cycle des renaissances, des vies et des morts
qui se suivent sans que l'adepte réussisse à atteindre la libération, la
lumière, le moksha. Le yoga aide à sortir de ce cycle.
Dans le bouddhisme
Le saṃsāra est le cycle de
renaissance et de souffrance dans lequel sont pris les êtres non éveillés. Ce
cycle est sans commencement dans le temps, il se perpétue par l'accumulation du
karma couplée à la soif d'existence, et s'achève pour chaque être dès que le
nirvāṇa est atteint. À la différence des autres philosophies indiennes, ce
n'est pas une « âme » qui parcourt le saṃsāra, chaque être n'étant qu'un
processus impersonnel : ce n'est « ni le même, ni un autre » qui renaît. Alors
que le bouddhisme theravāda oppose saṃsāra et nirvāṇa, le Mahāyāna affirme leur
identité ultime.
Le bhavacakra, « roue de
l'existence », est une représentation imagée du saṃsāra.
Naropa a dit que le saṃsāra est un
organe sensoriel au moyen duquel l'on perçoit les fautes d'autrui
Cycles
Le saṃsāra renvoie à la
détermination historique du présent, en ce que le moment actuel se forme des
conséquences du passé, en particulier des actes karmiques, à commencer par la
pensée. Ce modèle implique une succession de cycles énonçant une détermination
complexe, de nombreux facteurs coopérant : ce modèle est celui de la
coproduction conditionnée. Ce terme désigne le cycle infini des renaissances.
Les hommes naissent, meurent et renaissent sans cesse dans un cycle infini : le
saṃsāra. Enchaîné au saṃsāra, duquel il ne peut s'échapper, l'homme souffre en
vain. C'est assis sous l'arbre de l'éveil que le Bouddha se remémora ses vies
antérieures et qu'il prit conscience du saṃsāra. L'objectif même du bouddhisme
étant la cessation de la souffrance, la pratique doit mener à un état de
cessation de cette souffrance universelle, le nirvāṇa. C'est uniquement lorsque
l'on a atteint le nirvāṇa que l'on peut se libérer du saṃsāra. La condition
dans laquelle on renaît dépend de nos vies passées et de nos actes présents,
avec le phénomène du karma.
Mondes
Le saṃsāra se comprend également
dans le cadre de la cosmologie bouddhiste ; il est traditionnellement décrit
comme composé de trois mondes (loka) : le monde du désir ; le monde
de la forme ; le monde du sans forme.
Les mondes correspondent pour
l'essentiel à des états d'existence (et donc à des états d'esprit).
Dans le jainisme
Dans le jaïnisme, le saṃsāra est la
vie caractérisée par des renaissances et réincarnations dans divers domaines de
l'existence. Il est décrit comme la banale existence, pleine de souffrance et
de misère et il est donc vu comme ce dont on doit s'échapper. Le saṃsāra est
sans commencement et l'âme se trouve dans la servitude à son karma depuis la
nuit des temps. Mokṣa est la seule libération du saṃsāra.
Dans le sikhisme
Dans le sikhisme, l'âme doit suivre
des transmigrations avant la libération finale. La volonté de Dieu, le hukam
met fin à ces changements de corps. Le karma s'applique dans cette religion,
mais pas aussi strictement que dans l'hindouisme. De bonnes actions procurent
une vie meilleure mais seule la Grâce donne la libération (mukti), dit le Livre
saint, le Guru Granth Sahib, page 2.
David Roncin
Voici quelques liens vers des histoires extraordinaires de (présumées) réincarnations :
Réincarnation: la troublante histoire d'un jeune Indien
James Leininger – La Terre et Vous
¹ Wikipédia : Réincarnation — Wikipédia ; ² plumvillage.org.fr : Les bouddhistes croient-ils en la réincarnation? | Village
des Pruniers ; ³ Essai
de Steven Prigent : "Ces enfants qui
se souviennent de leur vie antérieure", Institut de recherches
asiatiques (UMR 7306), Marseille ; imagodei.fr : La réincarnation et les vies antérieures : des preuves ? ; geneve.ch : Quelle civilisation est à l'origine de la croyance en la
réincarnation et quand a-t-elle commencé à y croire ? | Ville de Genève - Site
officiel
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