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Le carnage de Bokor pendant la colonisation française du Cambodge. Par Vincent Ricouleau, Professeur de Droit

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    " Il colle à la peau. Séquestrer la montagne de sa masse gluante et grisâtre ne lui suffit pas. Il lui faut pénétrer les pores de mon épiderme pour que je sache que je suis en sa possession. Fichu brouillard. Je ne vois même plus le feu arrière de la moto de Jérôme.    Depuis quelques minutes, la route en lacets s’enfonce inéluctablement à travers une brume de tous les diables. Tantôt dégagé, tantôt étouffé par la forêt, le chemin menant au sommet du mont Bokor n’est pas de tout repos.    Mon petit guide touristique m’a prévenu que le climat au sommet du Bokor, le plus haut sommet de la chaîne des Éléphants, était très différent de celui de Kampot ; que les 1048 mètres de la montagne transperçaient la plupart du temps la couverture nuageuse, ce que je peux confirmer. D’après celui-ci, il peut carrément faire frais tout là-haut. " Extrait de " La fugitive de Battambang"        " Je n’ai aucun mal à imagin...